Archéologie Alsace
Alsace
Cette étude porte sur les systèmes défensifs d’une quarantaine de villes petites et moyennes, édifiés en Alsace centrale entre les XIIIe et XVe siècles, jusqu’à leur déclassement ou démantèlement définitif au XIXe siècle. Les ressources... more
Cette étude porte sur les systèmes défensifs d’une quarantaine de villes petites et moyennes, édifiés en Alsace centrale entre les XIIIe et XVe siècles, jusqu’à leur déclassement ou démantèlement définitif au XIXe siècle. Les ressources sollicitées sont de natures diverses : prospections des vestiges conservés, sondages archéologiques, documentation iconographique (plans, gravures, photographies anciennes), archives médiévales et modernes. Parmi ces dernières, une grande enquête sur l’état de conservation desenceintes des petites villes, bourgs et villages d’Alsace, initiée par le directeur des fortifications d’Alsace en 1779, livre un tableau exhaustif des systèmes fortifiés avant leur abandon.
Les questions abordées portent sur les matériaux de construction, les diverses composantes de la défense (portes, murs, fossés, remparts), les données topographiques et la chronologie des aménagements. Les enseignements majeurs, dans un domaine où seules les enceintes des grandes villes ont jusqu’à présent attiré l’attention, sont la diversité des réponses apportées au besoin de défense, mais également celle des chronologies et types de structures, qui n’ont rien à envier à ces grandes villes – tout au moins jusqu’au xvie siècle ; car sauf exception, ces villes petites et moyennes n’ont pas pu prendre le virage du bastionnement des
fortifications. Elles ont en revanche assez bien entretenu les structures héritées du Moyen Âge pour encore pouvoir être considérées comme des points d’appui dans la défense de la région par l’administration royale peu avant la Révolution.
Les questions abordées portent sur les matériaux de construction, les diverses composantes de la défense (portes, murs, fossés, remparts), les données topographiques et la chronologie des aménagements. Les enseignements majeurs, dans un domaine où seules les enceintes des grandes villes ont jusqu’à présent attiré l’attention, sont la diversité des réponses apportées au besoin de défense, mais également celle des chronologies et types de structures, qui n’ont rien à envier à ces grandes villes – tout au moins jusqu’au xvie siècle ; car sauf exception, ces villes petites et moyennes n’ont pas pu prendre le virage du bastionnement des
fortifications. Elles ont en revanche assez bien entretenu les structures héritées du Moyen Âge pour encore pouvoir être considérées comme des points d’appui dans la défense de la région par l’administration royale peu avant la Révolution.
Cette étude porte sur les systèmes défensifs d’une quarantaine de villes petites et moyennes, édifiés en Alsace centrale entre les XIIIe et XVe siècles, jusqu’à leur déclassement ou démantèlement définitif au XIXe siècle. Les... more
Cette étude porte sur les systèmes défensifs d’une quarantaine de villes petites et moyennes, édifiés en Alsace centrale entre les XIIIe et XVe siècles, jusqu’à leur déclassement ou démantèlement définitif au XIXe siècle.
Les ressources sollicitées sont de natures diverses : prospections des vestiges conservés, sondages archéologiques, documentation iconographique (plans, gravures, photographies anciennes), archives médiévales et modernes. Parmi ces dernières, une grande enquête sur l’état de conservation des enceintes des petites villes, bourgs et villages d’Alsace, initiée par le directeur des fortifications d’Alsace en 1779, livre un tableau exhaustif des systèmes fortifiés avant leur abandon.
Les questions abordées portent sur les matériaux de construction, les diverses composantes de la défense (portes, murs, fossés, remparts...), les données topographiques et la chronologie des aménagements.
Les enseignements majeurs, dans un domaine où seules les enceintes des grandes villes ont jusqu’à présent attiré l’attention, sont la diversité des réponses apportées au besoin de défense mais également des chronologies et types de structures qui n’ont rien à envier à ces grandes villes. Tout au moins jusqu’au XVIe siècle ; car sauf exception, ces villes petites et moyennes n’ont en effet pas pu prendre le virage du bastionnement des fortifications. Elles ont en revanche assez bien entretenu les structures héritées du Moyen Âge pour encore pouvoir être considérées comme des points d’appui dans la défense de la région par l’administration royale peu avant la Révolution.
Les ressources sollicitées sont de natures diverses : prospections des vestiges conservés, sondages archéologiques, documentation iconographique (plans, gravures, photographies anciennes), archives médiévales et modernes. Parmi ces dernières, une grande enquête sur l’état de conservation des enceintes des petites villes, bourgs et villages d’Alsace, initiée par le directeur des fortifications d’Alsace en 1779, livre un tableau exhaustif des systèmes fortifiés avant leur abandon.
Les questions abordées portent sur les matériaux de construction, les diverses composantes de la défense (portes, murs, fossés, remparts...), les données topographiques et la chronologie des aménagements.
Les enseignements majeurs, dans un domaine où seules les enceintes des grandes villes ont jusqu’à présent attiré l’attention, sont la diversité des réponses apportées au besoin de défense mais également des chronologies et types de structures qui n’ont rien à envier à ces grandes villes. Tout au moins jusqu’au XVIe siècle ; car sauf exception, ces villes petites et moyennes n’ont en effet pas pu prendre le virage du bastionnement des fortifications. Elles ont en revanche assez bien entretenu les structures héritées du Moyen Âge pour encore pouvoir être considérées comme des points d’appui dans la défense de la région par l’administration royale peu avant la Révolution.
The archaeobotanical data obtained from two rural medieval sites, Marnay/Pont-sur-Seine (Champagne-Ardenne), “La Gravière”, and Vitry-sur-Orne (Moselle), “ZAC de la Plaine”, show evidence of a varied range of cultivated plants, comprising... more
The archaeobotanical data obtained from two rural medieval sites, Marnay/Pont-sur-Seine (Champagne-Ardenne), “La Gravière”, and Vitry-sur-Orne (Moselle), “ZAC de la Plaine”, show evidence of a varied range of cultivated plants, comprising cereals, pulses, oil and textile plants and fruits trees. In the regions of Champagne-Ardenne and Lorraine naked wheat, probably bread wheat, was the most important cereal. Contrary to the southern part of the Champagne region which has mainly sandy and less fertile soils, rye played only a minor role in Lorraine, where soils were more loamy and fertile.
The range of cultivated pulses is at both studied sites rich and diversified. The associated remains of weeds and leguminous plants recorded at the two sites indicate soil fertility and other ecological parameters of the fields. The cultivation of fruit trees seems also to be already well developed during early medieval times. The gathering and exploitation of wild plants contributed considerably to human alimentation.
The different preservation of the plant remains – carbonised, mineralised and waterlogged – enabled us to gain an important insight into early, high and late medieval agriculture and human alimentation. The remains of wild plants allowed us to reconstruct
the weed flora and also local vegetation and environmental conditions of these two excavated sites, covering a chronological range from the end of the VIth c. AD to the XIIth century (Marnay/Pont-sur-Seine) or to the XVth c. AD (Vitry-sur-Orne).
Keywords. Archaeobotany, Champagne, Lorraine, Early Medieval period, naked wheat,rye.
The range of cultivated pulses is at both studied sites rich and diversified. The associated remains of weeds and leguminous plants recorded at the two sites indicate soil fertility and other ecological parameters of the fields. The cultivation of fruit trees seems also to be already well developed during early medieval times. The gathering and exploitation of wild plants contributed considerably to human alimentation.
The different preservation of the plant remains – carbonised, mineralised and waterlogged – enabled us to gain an important insight into early, high and late medieval agriculture and human alimentation. The remains of wild plants allowed us to reconstruct
the weed flora and also local vegetation and environmental conditions of these two excavated sites, covering a chronological range from the end of the VIth c. AD to the XIIth century (Marnay/Pont-sur-Seine) or to the XVth c. AD (Vitry-sur-Orne).
Keywords. Archaeobotany, Champagne, Lorraine, Early Medieval period, naked wheat,rye.
Following the first identification in 2000 of a new type of hulled wheat from three Neolithic settlements and a Bronze Age one in Greece, many finds of this “new” glume wheat have been reported from all over Europe and the Near East. In... more
Following the first identification in 2000 of a new type of hulled wheat from three Neolithic settlements and a Bronze Age one in Greece, many finds of this “new” glume wheat have been reported from all over Europe and the Near East. In France, a first identification in 2009 also triggered several discoveries. Up to now, twelve sites have delivered remains of this new type, from different phases of occupation, located in the eastern half of France. Their chronology ranges from Neolithic Linearbandkeramik to late Bronze Age/early Iron Age transition (5300–800/700 bc). At most of the sites, the “new” glume wheat appears as a minor contaminant of other cereal crops. However, at the early Bronze Age settlement of Clermont-Ferrand, central France, the recovery of large quantities of caryopses and spikelet bases has demonstrated that the “new” glume wheat was a crop by itself, maybe mixed with emmer and other cereals. For the late Bronze Age, numerous records of the new type come from the upper Seine valley, north-eastern France. At four settlements with early phases of the late Bronze Age, the “new” glume wheat was also a crop in its own right, within a much diversified agricultural system. In the light of the numerous archaeobotanical analyses carried out on Bronze Age sites in France, and despite the fact that its presence is surely underestimated, cultivation of the “new” glume wheat appears to have been a speciality, restricted to a few places. It may have come from a local agricultural choice, but it could also have resulted from eastern influences and exchanges that were very active during the Bronze Age.
Bonnaire 2016
BONNAIRE E., « 3.2 La Carpologie », in LEMANT J.-P., MOULIS C. (dir.), Le Château des Fées de Montcy-Notre-Dame. Archéologie d’un site de l’an Mil, Nancy : PUN-Éditions Universitaires de Lorraine, pp. 113‑118.
BONNAIRE E., « 3.2 La Carpologie », in LEMANT J.-P., MOULIS C. (dir.), Le Château des Fées de Montcy-Notre-Dame. Archéologie d’un site de l’an Mil, Nancy : PUN-Éditions Universitaires de Lorraine, pp. 113‑118.
Ce recueil présente le programme des 12e Rencontres nationales d’Archéobotanique (Perpignan, 7-10 juin 2017). Il s’articule autour de 4 thématiques. La première, à visée méthodologique, présente les dernières avancées de la recherche en... more
Ce recueil présente le programme des 12e Rencontres nationales d’Archéobotanique (Perpignan, 7-10 juin 2017). Il s’articule autour de 4 thématiques. La première, à visée méthodologique, présente les dernières avancées de la recherche en matière de protocoles d’études et les nouvelles problématiques abordables grâce à leur développement. La deuxième porte sur l’exploitation des ressources végétales par les sociétés agro-pastorales durant la Préhistoire récente (Mésolithique-Néolithique). La troisième vise à étudier les pratiques alimentaires et, plus généralement, l’économie végétale, de la fin de la Protohistoire au bas Moyen Âge. Enfin, la quatrième porte spécifiquement sur des études réalisées en contextes urbains, et vise à mettre en évidence les pratiques et ressources propres à ces secteurs.Ces nombreuses contributions témoignent du dynamisme actuel connu par l’archéobotanique et de son rôle de premier plan pour documenter l’alimentation, les pratiques agropastorales et l’économie végétale des sociétés anciennes.
Nous avons le plaisir de vous adresser l’appel à communication des prochaines Rencontres d’Archéobotanique qui se dérouleront à la station écologique de Besse-en-Chandesse (Auvergne, France) du 27 février au 2 mars 2018, sur le thème «... more
Nous avons le plaisir de vous adresser l’appel à communication des prochaines Rencontres d’Archéobotanique qui se dérouleront à la station écologique de Besse-en-Chandesse (Auvergne, France) du 27 février au 2 mars 2018, sur le thème « Carpologie et interdisciplinarité : approches intégrées ». Comité de pilotage : Manon Cabanis et Caroline Schaal
- by Emmanuelle Bonnaire and +1
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- Archeobotany, Carpologie
Le site de La Saulsotte, « Le Vieux Bouchy » se trouve à l'extrémité occidentale du département de l'Aube, dans le lit majeur de la vallée de la Seine (Bassée auboise). La fouille a permis de mettre en évidence des occupations des époques... more
Le site de La Saulsotte, « Le Vieux Bouchy » se trouve à l'extrémité occidentale du département de l'Aube, dans le lit majeur de la vallée de la Seine (Bassée auboise). La fouille a permis de mettre en évidence des occupations des époques Néolithique, de la fin de l'âge du Bronze, du premier âge du Fer, du second âge du Fer, de l'époque romaine et du haut Moyen-Age. Durant le Néolithique moyen, on assiste à la mise en place d'une vaste enceinte délimitée par un fossé, englobant une aire d'environ 3 hectares. Les structures Néolithiques sont peu nombreuses et se limitent à quelques fosses très arasées. À l'âge du Bronze on observe deux bâtiments sur poteaux et par une trentaine de structures de combustion de plan rectangulaire, semi-excavées, comblées par des blocs de grès rubéfiés, qui s'apparentent aux actuels fours polynésiens. L'analyse de leur répartition sur l'ensemble du décapage montre des regroupements caractérisés par des alignements et des orientations similaires. Une nouvelle occupation se met en place au début du premier âge du Fer, matérialisée par un vaste enclos délimité par des fossés palissadés qui entourent un espace d'au moins 6000 m 2. Deux porches sur poteaux de plan rectangulaire sont aménagés perpendiculairement à deux interruptions des fossés sur le côté occidental de l'enclos. A l'intérieur de l'enclos ont été fouillés quelques bâtiments sur poteaux qui peuvent correspondre à des greniers et des fosses. Au second âge du Fer, le sud-est de la surface décapée est occupé par une ferme comprenant une dizaine de bâtiments. Contrairement à de nombreuses fermes gauloises fouillées dans le nord de la Gaule, elle ne semble pas avoir été délimitée par un enclos fossoyé. Le matériel recueilli suggère une occupation débutant au IIIe s. av. J.-C. et se poursuivant jusqu'au début de l'époque romaine. Autour du changement d'ère et au début du Ier siècle ap. J.-C., l'occupation est toujours constituée de bâtiments sur poteaux. Vers 50-75 ap. J.-C., l'établissement est profondément restructuré. Sur un léger monticule sableux on observe la construction d'un bâtiment résidentiel en pierre et d'un bâtiment muni d'un hypocauste (en limite d'emprise au Nord), le tout constituant la pars urbana d'un établissement agricole. Le site paraît abandonné dans le courant du IIe siècle ap. J.-C. Une dernière phase d'occupation est attestée au cours du haut Moyen-Age (VIIIe s. ap.). De nombreux creusements observés dans le bâtiment résidentiel antique alors ruiné, suggèrent que celui-ci est partiellement réoccupé et démantelé à des fins de récupération. Il est possible que cette occupation soit liée à un atelier de potiers contemporain qui a été fouillé dans les années 1980 à une cinquantaine de mètres au nord-ouest.
Les sondages réalisés sur les mines du Puy-d'Argentière ont fait l'objet de relevés en 30 points différents afin de matérialiser un long transect médian. Parmi les 30 sondages, trois fenêtres se sont révélées positives (une possible... more
Les sondages réalisés sur les mines du Puy-d'Argentière ont fait l'objet de relevés en 30 points différents afin de matérialiser un long transect médian. Parmi les 30 sondages, trois fenêtres se sont révélées positives (une possible habitation et deux fosses artisanales). Parmi les hypothèses d'interprétation, celle d'une zone de lavage semble la plus probable, permettant ainsi aux mineurs de poursuivre l'enrichissement du minerai par un broyage et un lavage à l'eau. Ces trois structures ont fait l'objet de datations par radiocarbone 14 au CRDC de Villeurbanne. Les résultats montrent une datation romaine de ces installations, principalement orientées sur le Ier siècle de notre ère, voire sur le premier tiers du IIe siècle.
- by Hervé Delhoofs and +7
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- Archéologie, Mines, Archeology
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